La médecine fonctionnelle, la médecine du futur !

Le genre humain a toujours été en quête d’explications et de solutions aux différents phénomènes morbides qui l’ont accablé. Les sociétés primitives s’en remettaient aux divinités et tendaient à considérer la maladie comme une malédiction. Avec le temps et le développement scientifique, les croyances ont évolué. Par exemple, au 18ème siècle, on croyait que la santé résultait de l’équilibre des quatre humeurs (liquides) dans l’organisme. Ainsi, pour traiter une infection de la gorge, les médecins utilisaient des bistouris et des sangsues (jusqu’à présent en Haïti) pour faire saigner le patient en vue d’équilibrer les liquides de l’organisme. Le premier Président américain George Washington a perdu sa vie à cause de l’utilisation de ces pratiques. C’est fou, diriez-vous avec un large sourire, en vous secouant la tête.

Au 19ème siècle, on croyait que les maladies provenaient d’émanations malodorantes qu’on appelle les miasmes. Pour prévenir et traiter les maladies, il convenait de trouver un endroit où il n’y avait pas de miasmes pour vivre. Cette théorie a été infirmée par Dr John Snow, le père de l’épidémiologie moderne quand il établit en septembre 1954 la carte de l’épidémie de choléra à Londres pour supporter sa théorie que le choléra résultait plutôt de la contamination de l’eau de boisson provenant de la rivière Thames. En dépit de la réticence des autorités, Dr Snow a pu obtenir la fermeture de la fontaine incriminée et l’épidémie de cholera s’était estompée.

Plus tard, les travaux de Joseph Lister, Robert Koch et Louis Pasteur ont conduit à la révolution bactériologique. Le développement des antibiotiques et des vaccins a sauvé des millions de vie dans le monde entier. Aux Etat-Unis d’Amérique, grâce à cette révolution, l’espérance de vie est passée de 47 ans en 1910, à 74 ans en 2012. Les progrès ont été énormes !

Puis, on a observé ce qu’on appelle la transition de santé : le tableau de morbidité et de mortalité est de plus en plus dominé par les maladies dites chroniques qui ont les caractéristiques suivantes :

  • Elles ne guérissent pas spontanément
  • Elles empirent avec le temps
  • Elles n’ont pas une seule cause identifiable
  • Elles ont un profile de symptômes complexe

Le mode de prise en charge des maladies chroniques par la médecine conventionnelle se résume aujourd’hui au traitement des symptômes et à la gestion des complications, jusqu’à ce que la mort s’en suive. Avec l’augmentation de l’espérance de vie, beaucoup s’attendent à souffrir d’une maladie chronique au cours du processus de vieillissement. Cette perspective est comme une fatalité.

Peut-on imaginer aujourd’hui qu’un médecin vous propose de traiter une infection de la gorge avec seulement des analgésiques/antipyrétiques, calmant ainsi la douleur et faisant baisser la fièvre, sans s’attaquer à la cause de l’infection ? Ce serait ridicule, diriez-vous en secouant la tête. Ne fait-on pas quelque chose de similaire en administrant des antidépresseurs en cas de dépression, des hypoglycémiants en cas de diabète, des hypotenseurs en cas d’hypertension artérielle, des anti-inflammatoires en cas de douleurs articulaires, des hypocholesterolémiants en cas de cholestérol sanguin élevé , etc.? Qu’en est-il de la cause, ou mieux, des causes de ces différents symptômes ? Cette approche de traitement des symptômes, c’est-à-dire, des manifestations des maladies, a transformé les patients en de véritables pharmacies ambulantes. Ils sont obligés d’ingurgiter des médicaments chargés d’effets secondaires qui sont à leur tour traités avec d’autres médicaments. Il en résulte un véritable cercle vicieux et les malades sont obligés d’accepter leur situation sans espoir de s’en sortir.

Et s’il y avait une autre approche qui visait la recherche des causes des maladies au lieu de se contenter de traiter les symptômes ? Et s’il était possible de prévenir et de renverser les maladies réputées incurables ? La médecine fonctionnelle offre de pareilles perspectives.

Selon Dr Mark Hyman, Président de l’Institut de Médecine Fonctionnelle (IFM) nous sommes en train de vivre une révolution dans les soins de santé similaire à la découverte des antibiotiques. Selon Dr Jeffrey Bland, le père du mouvement de la médecine fonctionnelle aux Etats-Unis, nous pouvons aujourd’hui :

  • Identifier les causes des maladies chroniques
  • Les guérir (mettre une fin à ces maladies)
  • Identifier leurs causes et avorter leur installation (prévention)

La médecine fonctionnelle utilise l’approche système (System thinking) au lieu du modèle réducteur de la théorie des germes qui consiste à identifier le microbe, développer un vaccin ou un antibiotique et tuer le germe. Ce modèle ne s’applique pas aux maladies chroniques.

Il s’agit de comprendre la manière dont les gènes sont stimulés et interagissent avec l’environnement et nos habitudes de vie. En d’autres termes, nous pouvons changer la manière dont nos gènes sont stimulés et leur manière de répondre. Comme les gènes régulent et dirigent toutes nos fonctions biologiques, ils peuvent aussi changer notre profile de santé

La révolution génomique permet de comprendre qu’il n’existe pas de plan (fixe), écrit dès la conception, dans nos gènes, qui détermine notre état de santé. Celui-ci est plutôt déterminé par la manière dont notre génotype réagit avec notre environnement et nos habitudes de vie pour produire le phénotype observé.

Un nouveau modèle de soins

Selon Dr Bland, quand il s’agit d’adresser les maladies chroniques, la médecine conventionnelle traite les symptômes, les médecines alternatives et les médecines intégrées offrent une liste historique d’approches, la médecine fonctionnelle, utilisant les plus récentes découvertes biomédicales, se concentre sur la recherche des causes. La médecine fonctionnelle engage le patient et le praticien dans une démarche visant a dessiner un programme de gestion de santé personnalisé qui intègre des produits pharmaceutiques (quand c’est nécessaire), des changements dans la diète, l’environnement et les habitudes de vie dans le but, non seulement de soulager les symptômes, mais pour aider l’individu à réaliser son plein potentiel en terme de vitalité et de longévité.

A PHI, nous utilisons l’approche de la médecine fonctionnelle, combinée avec d’autres approches de la médecine intégrée. Pour plus d’informations, contactez-nous à phiwellnesht@gmail.com.